Une caméra de sécurité connectée, c’est pratique : vous pouvez surveiller votre maison ou votre bureau depuis n’importe où. Sauf quand elle devient une porte ouverte pour les pirates. Là, votre sécurité en prend un coup.
Les caméras de sécurité pullulent. On en trouve partout : aux entrées, dans les bureaux, chez les particuliers, dans les administrations. Grâce à la connexion IP, vous pouvez consulter les images à distance. Un smartphone ou un PC avec internet, c’est tout ce qu’il faut.
Mais ces appareils traînent des failles de sécurité sérieuses. Elles risquent d’exposer vos enregistrements à des personnes mal intentionnées. Voyons ce qui se passe réellement.
Sur le même sujet : Adopter un mode de vie bio pour mieux vivre.
Des logiciels vieillissants et mal pensés
Quand on cherche une bonne caméra de sécurité pour la maison ou le bureau, l’offre est énorme. Design, qualité vidéo, installation : tout diffère. Mais vous trouverez probablement le même logiciel sous le capot, ou presque. C’est justement là que ça pose problème.
Ce logiciel commun s’appelle iLnkP2P. On le retrouve dans les caméras de surveillance, les babyphones, les interphones vidéo. Pratique pour les fabricants d’utiliser le même système partout. Problématique pour la sécurité.
Ces logiciels ne sont plus mis à jour. Quand une faille de sécurité apparaît, vous ne pouvez compter sur aucun patch. Si vous possédez l’un des appareils mentionnés plus bas, il y a fort à parier qu’il est vulnérable.
Les dégâts causés par cette menace
Ce logiciel défaillant manque de protections. Résultat : un pirate avec un peu de savoir-faire peut contourner la caméra et accéder directement aux images en direct.
Pour aller plus loin : Les nouvelles avancées en épilation laser : sécurité et efficacité au cœur des préoccupations.
Le souci vient du protocole P2P mal sécurisé. Un attaquant peut se connecter directement à l’appareil, même en passant par le pare-feu du réseau. Bonne nouvelle : seules les caméras utilisant P2P sont touchées. Celles en câblé ou en UPnP ne souffrent pas de ce problème.
Les appareils concernés
Environ deux millions de caméras seraient affectées. Les marques impliquées : HiChip, TENVIS, SV3C, VStarcam, Wanscam, NEO Coolcam, Sricam, Eye Sight et HVCAM. Mais puisque c’est un logiciel standard utilisé partout, la liste est probablement plus longue.
Pour savoir si votre caméra est concernée, repérez son numéro de série sur l’étiquette. Rendez-vous sur https://hacked.camera/ et vérifiez. La liste inclut les marques mentionnées ci-dessus, donc si votre caméra en fait partie, elle risque d’être affectée.
Dans la même rubrique : Alimentation saine : clés d’une meilleure santé.
Un problème peu soluble
Si vous possédez une caméra affectée, le mieux est de la remplacer. Les logiciels en cause sont reconnus comme obsolètes. Personne n’attend une mise à jour de sécurité. Le risque restera. Il faut donc changer votre caméra pour une nouvelle avec une vraie sécurité.
Si vous envisagez d’acheter une caméra, tenez compte de cette vulnérabilité. Préférez des appareils de qualité supérieure sur le plan sécuritaire. Écartez les marques listées ci-dessus, au cas où vos stocks seraient encore touchés.
Une solution partielle existe quand même. Sur votre routeur, bloquez le trafic UDP entrant sur le port 32000. C’est le port que les attaquants utilisent pour trouver les caméras connectées. Fermer cette porte rend l’accès beaucoup plus difficile.
